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L'Antarctique avec le passe-frontieres

Le 25/12/2005 édité par passe-frontieres dans le carnet L'Amérique du sud avec le passe-frontieres, lu 7947 fois.
Mots clés : Antarctique, pôle sud

L'ANTARCTIQUE avec le PASSE-FRONTIERES


« Dans la vie tu dois avoir un enfant, écrire un livre, planter un arbre et visiter l’Antarctique. »


Par PIERRE PASCAL, créateur du PASSE-FRONTIERES


Chère Fatima, dommage que tu ne sois pas là. Ce matin, nous avons visité le musée Gagarine qui jouxte l’Apollo. Cinq heures de funiculaire pour voir l’empreinte d’Amstrong, conservée sous un dôme. Ensuite, avant de manger un hamburger au Buck Rogers du coin, j’ai admiré un nouveau couché de Terre. Je ne m’en lasse pas. Bon, je prendrais comme convenu la navette Roswell dans trois jours. Comme promis, je t’ai acheté une pierre de Lune. Je t’aime.


Des vacances sur la Lune. Un plan sur la comète ? Pas si certain. Une poignée d’aventuriers plutôt bobos ont déjà réservé un siège dans des vaisseaux spatiaux encore à l’état de plans. Quelle grande chaîne hôtelière, Sheraton, Holidays Inn, sera la première à investir dans des chambres d’hôte en orbite. Des enthousiastes forcenés sont déjà à pied d’œuvre tel l’entrepreneur britannique Richard Branson qui a fait enregistrer la compagnie Virgin Galactic Airways. Mais revenons sur terre. Dans cette quête effrénée de la terra incognita, les espaces vierges de notre planète diminuent comme peau de chagrin sous les pas de routards en provenance des pays riches. L’Everest devient un boulevard pour alpinistes pas si chevronnés, le Machu Picchu un carrefour pour randonneurs en tongues et tout le monde connaît aujourd’hui le chemin de Petra. Pour ce voyage, j’avais personnellement envie de découvrir, non de redécouvrir. Je trouvais ma voie tout au sud de ma mappemonde laminée, jaunie, qui inspire mon salon depuis des années. Direction le sixième continent.


LA FIN DU MONDE


Première escale, Punta-Arenas, la ville la plus australe du Chili. C’est ici que j’ai rendez-vous avec l’Antarctic Dream, le brise-glace transformé en bateau de croisière. La ville est carrée, les rues à angles droits. Durant l’été austral, de décembre à mars, les nuits sont courtes, les jours blancs, jaunes. Le trou dans la couche d’ozone est béant au-dessus de la ville et j’ai l’impression que le soleil est ici plus mordant qu’ailleurs. Une illusion j’imagine. Ce qui semble certain, c’est que la ville demeure hantée par les fantômes des grands navigateurs. Une race éteinte d’aventuriers, pionniers et naufragés. J’embarque pour le continent blanc le jour de Noël, un air de cueca dans la tête, rasséréné par quelques gorgées de Pisco. La nuit blanche fut si courte.


Un jour plus au sud, le Cap Horn, une île parmi tant d’autres, méchamment taillée à la serpe, qui fut le cauchemar de nombreux marins courageux. Dernier ancrage avant la grande traversée. Devant la proue s’ouvre le passage de Drake, là où l’Atlantique embrasse le Pacifique. Une rencontre entre deux titans pour un affrontement digne de la fin des temps. Durant deux jours, les vents ne rencontreront aucun obstacle terrestre. Ils prendront de la vitesse en hurlant : les Quarantièmes Rugissants. Cette collision géographique protège beaucoup mieux l’Antarctique des ravages du tourisme que n’importe quel traité international. J’ai de la chance car aucune tempête n’est annoncée. Et pourtant, le bateau plonge dans des creux de six mètres, tangage, roulis, les hublots sont noyés dans une écume glacée à chaque virée vers bâbord ou tribord. La coque est ronde, idéale pour fracturer la glace, un peu moins pour maintenir l’équilibre. À bord, il faut toujours s’agripper à quelque chose. On m’apprend que ce bateau a secouru il y a vingt ans la Calypso de Jacques Cousteau, alors en perdition. Cela me rassure un peu. Pas assez pour oublier qu’il faut être prêt à abandonner le navire si le klaxon d’alerte lance sept coups brefs puis un long. Je n’ai aucune envie de me glisser dans ces capsules de survie orange vif, insubmersibles, bourrées de matériel radio et copies conformes des Spoutniks et autre Apollos. Sur la passerelle, les marins vaquent à leurs occupations, un téléphone en bakélite accroché à la ceinture. Rudes gaillards à la peau tannée, au regard de condor, leur présence et leur stature rassurent.


Non loin du gouvernail la théière fume devant une carte phosphorescente. D’ici, la vue sur l’horizon est imprenable et tout semble nettement moins angoissant. Les anciens navigateurs, comme James Cook, pensaient pourtant que l’on sortait du monde lorsqu’on s’enfonçait dans l’extrême sud de la planète.


LE CONTINENT BLANC


Le capitaine de l’Antarctic Dream a lancé hier un concours. Une bouteille de Champagne « chilien » pour le premier qui apercevra un iceberg. C’est Andrès, le docteur, qui gagnera, après avoir passé une bonne partie de la nuit sur le pont avant. Avec moins de 30 000 visiteurs par an, l’impact du tourisme en antarctique est quasi négligeable. Mauricio est le scientifique embarqué, spécialiste des glaciers : « Si vous vous sentez une âme écologiste, inquiétez-vous plutôt pour le déplacement de pollution aérienne. Les vents terrestres qui perdent le Nord depuis quelques années peuvent transporter en quelques jours seulement des matières en suspension au-dessus des États-Unis jusqu’en Antarctique. » Le blanc de l’Antarctique serait donc moins immaculé qu’il n’y paraît.


Le voici, l’endroit le plus froid, le plus désolé et le plus fascinant de la planète. Première excursion dans l’archipel des Shetland du Sud. Excité, Je saute dans un zodiac avant de me faire rappeler à l’ordre par mon ami Rodrigo : « Prudence, nous n’avons aucun contrôle sur la nature ici. Respect et silence. » Quatre brasses plus loin, les léopards de mer folâtrent presque à porté de main, les otaries à fourrure nagent vers nous, nous dévisagent. Le zodiac louvoie entre de gigantesques icebergs. Je découvre pour la première fois l’Antarctic Dream, notre brise-glace, dans son élément naturel. Il mouille au beau milieu des eaux, notre précieux refuge, notre seul univers sous ce bout ce ciel d’apocalypse.


Dans quelques instants, je poserai les pieds là où peu d’hommes sont allés. L’impression est forte, presque perturbante. Je sais déjà que quelque part dans mon esprit, je ne quitterai plus jamais ce continent. Ces bleus frappés, ces pourpres enflammés et tous ces gris argentés ont imprimé ma rétine pour ma petite éternité. Je n’oublierai jamais cette double sensation d’être transi de froid et de sentir ce même froid, si pur, iriser mes poumons à chaque respiration. Je me souviendrai avoir rencontré des animaux sauvages, dans leur élément naturel, qui ne fuyaient pas à l’approche d’un homme. Pingouin, léopards et éléphants de mer ne connaissent pas encore la barbarie humaine. Premier pas sur le sixième continent. S’il n’est pas « un grand pas pour l’humanité », dans ma modeste vie, je suis sans doute aussi fière que le fut Amstrong en arrivant sur la Lune. Aussitôt, le petit groupe de voyageur se disperse. Chacun veut vivre son face à face avec le sixième continent. Je me pose discrètement au bord de l’eau, plage de galets noirs. Au loin, des vaisseaux de glace, tourelles, châteaux. Des Icebergs que les marins du XVIIIe siècles confondaient eux aussi avec des fortins, des églises. Des mirages parmi les roches du plus grand désert blanc. Cet endroit ne ressemble à aucun autre. Il est au-delà des mots.


LE CHANT DES BALEINES


Admirer l’Antarctique est un privilège, l’entendre est une véritable magie. Plusieurs baleines à bosse viennent presque se frotter à la coque rouge de l’Antarctic Dream. « Tapez dans vos mains en criant, elles adorent ça », lance Rodrigo. « Hourras… Hello… Youpi… !!! ». Les baleines plongent, refont surface. Une a bâbord, l’autre à tribord. Si près qu’on penserait pouvoir les toucher. Elles roulent sur elles-mêmes et avant de plonger vers les abysses déploient leur sublime queue comme en signe d’adieu. Devant ce spectacle, j’ai dix ans, émerveillé, je suis redevenu un enfant. Rodrigo plonge rapidement un hydrophone dans l’eau. J’écoute des tonalités nettes, presque électroniques et avant qu’elles ne disparaissent, j’entends pour une ultime fois le chant des sirènes. Le sixième continent demeure voué à la science et à la paix. Le monde industriel a autrefois exploité l’Antarctique. Quelques criques sont jonchées de carcasses rouillées d’anciennes installations baleinières. L’huile des grands cétacés permettait d’éclairer les villes et c’est un miracle si aujourd’hui on peut encore croiser des baleines dans ces eaux glacées. Et ce qui les a sauvées fut le début de notre histoire d’amour avec le pétrole.


L’ÎLE DE LA DÉCEPTION


La terre de Graham jouit de sites spectaculaires et le canal Lemaire est peut-être le plus majestueux. Il est un fjord où coule de l’eau pure entre des falaises de pierre noire et de glace hautes de plus de mille mètres. Un univers fantasmagorique où la nuit, l’été, n’existe plus, où la lumière est composée de tellement de nuances que l’œil s’enrichit de centaines de nouvelles couleurs jusque-là jamais aperçues. Et les îles qui le parsèment sont les derniers paradis perdus, pour tous ces animaux, manchots, phoques, éléphants de mer qui se prélassent à longueur de journée sur des plages de sables noirs, protégées par des murailles naturelles, façonnées en des châteaux terrifiants par des vents déchirants. Au large, les icebergs dérivent ou posent l’ancre pour des jours entiers. Le blanc de l’Antarctique n’est pas seulement plus blanc que blanc. Il recèle des nuances de bleu, de vert et des milliers de demi-teintes intermédiaires. La lumière est ici si parfaite que les paysages semblent illuminés de l’intérieur. Les cyanophiles (amateurs de bleu) sont aux anges. La couleur de la glace s’intensifie au fur et à mesure que l’air, sous le poids des accumulations et des siècles, en est expulsé. Dans chaque crevasse ou minuscule faille, le bleu apparaît électrique, iridescent. En ces lieux, les glaces indigo flottent sur une mer de mercure, plombée par un ciel de soie pourpre.


C’est sans vraiment comprendre son nom que j’approche de l’île de la déception. Ici, un volcan s’est effondré pour créer une rade naturelle vers laquelle les bateaux se faufilent en empruntant une faille baptisée le soufflet de Neptune. Non loin, la baie des baleiniers rappelle les activités de pêche au détriment des cétacés jusqu’à ce que la nature dise stop au massacre. En 1931, Un volcan explose et détruit l’ensemble des installations. La baie est désertée et les ruines, cabanes et énormes tanks à huile, s’enfoncent lentement dans le sable noir. Un endroit sinistre et fascinant.


Quelques-uns de mes compagnons ôtent rapidement leur vêtement et piquent une tête ou trempent un pied dans la mer gelée. Ils en ressortent aussi vite pour se glisser dans un bassin thermal délicieusement creusé à même la plage par une source d’eau chaude en provenance des forges d’un Vulcain très méridional. Le tout sous le regard oblique des manchots qui semblent totalement se désintéresser de la scène.


Le même après midi, l’Antarctic Dream met le cap sur une base chilienne. Là-bas vivent une poignée d’hommes, relayés par tiers chaque année. Dans de petites cabanes fermées, ils surveillent la couche d’ozone, prélèvent des tubes de glaces, enregistrent les températures de l’eau. Seules distractions, une petite salle de gymnastique, spartiate, et un réfectoire, militaire, où l’on sert du Pisco, sour. Aujourd’hui, la table a été dressée pour recevoir notre petit groupe. Café et petit gâteaux pour tout le monde. Et Pisco gratuit pour les femmes de passage qui seront prêtes à faire don de leur soutien-gorge au bar. Le cœur réchauffé, nous remontons sur le brise-glace, quelques heures avant son naufrage.


L’ANTARCTIC DREAM JOUE LES TITANICS


À bord, depuis le début du voyage, un vieil homme m’adresse des sourires à chaque fois que je le croise. Interpellé sans doute par le nombre d’heures que je passe seul, assis derrière mon ordinateur, à sélectionner mes photographies et écrire mon article. Pendant ce temps, les autres passagers jouent aux échecs, deux champions sont à bord, ou taillent une bavette à propos du réchauffement climatique ou de la baleine entraperçue le matin même. Julio, le vieil homme, est une pièce maîtresse sur le bateau : l’ice-master, le maître des glaces. Soit celui qui prend le gouvernail quand un canal devient un véritable champ d’icebergs. Ses cinquante ans de métier n’allaient pas lui permettre d’éviter la nuit même une gigantesque île flottante en forme d’arc de triomphe. Vers deux heures du matin, l’Antarctic Dream est stoppé dans sa course et après des vibrations qui me firent craindre une dislocation, s’arrête net quelques mètres plus loin, au milieu du canal, entre deux falaises de mille mètres. J’attends les huit coups de sirène fatals. Pas un son. Le brise-glace en a vu d’autres. Mon hublot, pourtant sur le pont moyen, est clos par la glace. Je monte sur la passerelle avant pour découvrir le monstre tranquille, irrémédiablement tenté d’aller y poser les pieds, stoppé sans retenue par le premier marin croisé. Un Iceberg de cette taille, aussi paisible semble-t-il, peut se retourner en une seconde. Il nous fallu attendre midi et une marée montante pour que le bateau s’en dégage et reprenne sa vitesse prudente de cinq nœuds. Une courte attente puisqu’aucun marin ne s’était risqué à prédire la fin de l’ancrage.


Tout au long de l’après midi, les manchots jaillissent de l’eau. Et partout de la glace, des tonnes de glace. Des icebergs qui hurlent de douleur quand des pans entiers s’arrachent de leurs flancs pour plonger dans la mer et ressurgir en fils bannis, en chemin pour une dérive vers l’inconnu. La même nuit, nous étions si au sud, si proche du cercle polaire, que le soleil ne se couchait plus. Ce jour de naufrage ne prenait définitivement pas fin.


ICEBERG


Imaginez si vous le pouvez un iceberg de 2 500 km2, 115 km de long et 430 m d’épaisseur s’échappant des côtes de la mer de Ross. Et aux grés des marrés, l’iceberg stagne à 5 km du rivage empêchant le ravitaillement d’une base scientifique néo-zélandaise, obligeant une colonie de manchots à nager des heures durant pour le contourner et trouver leur nourriture. Puis à la vitesse de 1,5 km/h, la montagne de glace immergée commence à dériver vers le continent pour finalement se fracasser contre les côtes. L’énergie cinétique définie la force d’un impact et se calcule en multipliant la masse de l’objet en mouvement par sa vitesse au carré. L’Antarctique est hors des mesures terrestres. La violence de l’impact obligera les cartographes à redessiner le contour du continent blanc. Les icebergs se forment à partir des barrières de glace qui cernent l’Antarctique. Habituellement, ces blocs se détachent tous les cinquante ou cent ans et n’excèdent pas les 100 km2. Mais comme les tremblements des terres, tsunamis, pluies diluviennes, tornades, le réchauffement de la planète amplifie un peu plus chaque année les colères de notre mère nature.


Le pire cauchemar des chercheurs vient de se réaliser. La première grande étude sur la péninsule antarctique montre un net recul de ses 244 glaciers. 87 % des glaciers ont reculé au cours des cinquante dernières années. Si cela continue, remarque Mauricio, « la péninsule pourrait finir par ressembler aux Alpes, avec tous les glaciers qui ne descendent même plus dans les vallées. Et cela plus vite que l’on imagine car les grands glaciers reculent en moyenne de 50 mètres par an. » La péninsule se réchauffe cinq fois plus vite que le reste de la planète. Au cours de la seconde moitié du XXe siècle, les températures ont augmenté de 2,5 °C sur le sixième continent. Certes cela n’est pas pour demain mais si la totalité des calottes glaciaires de l’Antarctique fondait, le niveau des océans monterait d’une soixantaine de mètres. Le déluge biblique déjà mis en scène par un cinéaste hollywoodien qui sans se tromper a choisi New York comme lieu de la catastrophe. Car même une hausse modeste du niveau des océans submergerait des zones côtières comme le Bangladesh, la Floride et Manhattan.


L’ARCHE DE NOE


Chronique d’une catastrophe climatique annoncée sauf réveil espéré de l’humanité. En attendant, les animaux ont recouvré leur Paradis blanc. Largement décimées au siècle dernier, les espèces qui composent la faune antarctique sont aujourd’hui en voie de récupération. Le caractère exceptionnel de l’écosystème antarctique ne tient pas à la diversité des espèces présentes, mais aux énormes populations que compte chacune d’entre elles. L’Antarctique est un continent isolé non seulement des autres terres, mais aussi des autres mers. Et ses eaux froides constituent une barrière écologique pour la majorité des espèces marines.


Les habitats des colonies de manchots sont des lieux fabuleux. Le voyageur ne sait jamais très bien si c’est lui qui les étudie ou le contraire. L’un des merveilleux cadeaux qu’offre le continent blanc consiste à les observer bâtir leur nid de petits cailloux, couver leurs œufs et les défendre contre les oiseaux, labbes antarctiques, ou partir à l’assaut de promontoires inaccessibles avec leur démarche peu assurée, plutôt comique.


La chasse intensive dont les phoques et les baleines ont fait l’objet au XIXe et au début du XXe siècle a mené ces espèces au bord de l’extinction, et cela dans un seul but : obtenir de la graisse pour illuminer les nuits des villes du monde développé. Heureusement, la faune antarctique est aujourd’hui en voie de reconstitution. Les diverses espèces de manchots prospèrent, les phoques de Weddell et les éléphants de mer ont à nouveau colonisé les territoires où ils avaient été massacrés, et les baleines redeviennent les reines des mers australes. Les bateaux ne leur font pas peur, elles ont oublié l’époque funeste de cette industrie de pêche au très gros qui a presque causé leur perte.


CONCLUSION


Mes photos de l’Antarctique le réduisent à de minuscules rectangles qui rendent peu compte de son immensité et de sa richesse. Imaginez un amateur d’art découvrir un nouveau Léonard. Je fus durant quelque temps un voyageur-photographe qui découvrait chaque jour un autre monde, de nouvelles couleurs.

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Commentaires

  • 25/10/2007 06:47
    ton article est fantastique. Quel style ! j'apprends plein de choses et je suis fasciné par tant d'autres. Les photos sont à la hauteur de ce que tu écris, fascinantes.
     
  • 26/10/2007 00:26
    C'est magnifique.
    Je t'envie cette expérience. C'est vraiment exceptionnel de pouvoir vivre ça. Merci pour tes photos, et ton récit. On a vraiment la sensation d'être avec toi.
    Je ne sais pas si un jour j'aurais la chance de pouvoir mettre des images sur les noms de tous ces lieux... Mais en tout cas ça fait rêver!
     
2 commentaires
 
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